Son évasion de la Prison de Fresnes



L'évasion :

Une évasion digne d'un scénario hollywoodien. Fresnes se souviendra longtemps de la belle d'Antonio Ferrara, surnommé « le roi de l'évasion ». « L'opération militaire » comme l'a qualifiée Dominique Perben, le Garde des Sceaux, était réglée comme du papier à musique. Dans la nuit de mardi à mercredi, vers 4h00 du matin ; un commando composé de 5 à 6 hommes, vêtus d'uniformes de police, met le feu à un restaurant proche de la prison et à plusieurs véhicules garés dans les rues avoisinantes pour faire diversion.

Ils s'attaquent alors aux miradors 3 et 4 qu'ils mitraillent à coup de fusils d'assaut. Les surveillants ripostent mais un autre groupe d'agresseurs dynamite une première porte située à l'arrière de la prison. Ils entrent dans le bâtiment et font sauter une deuxième porte au lance-roquettes. Le commando rejoint alors facilement la cellule de Ferrara, dans le quartier disciplinaire. Les assaillants lui font parvenir de l'explosif. De l'intérieur, il fait sauter lui-même les barreaux et les grilles de la cellule. Le détenu s'enfuit et dans la confusion, les incendies, les hommes n'ont aucun mal à prendre la fuite. Ils disposent de deux voitures dont une équipée d'un gyrophare.

Au total, l'opération n'aura duré que dix minutes. Après le choc, c'est la stupeur et la colère qui domine chez les gardiens. Fiché au grand banditisme, Antonio Ferrara est un gros client du milieu. Egalement surnommé « Succo » en référence au célèbre gangster Roberto Succo, il est soupçonné d'au moins une quinzaine de braquages de fourgons. Lundi, il avait provoqué les surveillants en refusant de se faire fouiller. De cette manière, il s'était retrouvé au quartier disciplinaire proche de la porte arrière de la maison d'arrêt. Classé parmi les détenus particulièrement surveillés lors de son incarcération, il est l'un des proches de Joseph Menconi, évadé il y'a moins d'une semaine de la prison de Borgo, en Corse. Leurs deux ADN ont déjà été retrouvées sur les lieux d'une affaire. Son évasion tombe très mal, alors que quelques heures auparavant, deux autres hommes avaient tenté de s'enfuir de la prison de Nanterre. Le premier a été rattrapé sur le parking mais le second court toujours. C'est dans ce contexte que Dominique Perben recevra demain les directeurs régionaux de l'administration pénitentiaire pour faire le point sur le plan sécurité, arrêté il y a six mois.

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# Posté le lundi 25 février 2008 08:00

Ses actions !



Braquage de la Brinks :

Antonio Ferrara et Joseph Menconi sont soupçonnés d'avoir participé le 26 décembre 2000 au braquage d'un fourgon blindé de la Brinks près de la porte de Gentilly réalisé par une dizaine d'hommes. Un convoyeur de fonds avait été légèrement blessé au coude lors de cette opération. Le véhicule avait été coincé par un camion et une Jeep.

Plusieurs hommes avaient ouvert le feu, puis provoqué une déflagration, en plaçant une charge explosive, ce qui leur avait permis de percer un côté du camion et de dérober de l'argent. Les malfaiteurs avaient ensuite pris la fuite à bord de trois véhicules. Le butin était estimé à plus de 6 millions d'euros (41 millions de FF). Un tiers de cette somme seulement a été retrouvé (16 millions de FF).

Le lendemain de l'attaque, les policiers de la BRB avaient interpellé six des malfaiteurs présumés à Juvisy Sur Orge et à Athis-Mons, dans l'Essonne. Les policiers ont découvert un arsenal dans un pavillon : fusils d'assaut, pistolets mitrailleurs, armes de poing avec chargeurs, cinquante kilos de munitions, un kilo et demi d'explosifs, un lance-roquettes, des grenades, des détonateurs, mais aussi des gilets pare-balles, des cagoules, des scanners, des téléphones portables et des faux papiers. Des traces ADN de Menconi et Ferrara ont été retrouvées sur plusieurs objets saisis dans cette planque du groupe.

Le 22 décembre 2006, la cour d'assises de Paris a condamné Antonio Ferrara et Joseph Menconi à onze années de réclusion criminelle pour avoir participé au braquage d'un fourgon de la Brink's en décembre 2000 à Gentilly (Val-de-Marne). Les deux hommes ont toujours nié leur participation aux faits tout au long du procès qui s'est ouvert le 17 novembre 2006.


Braquage de la Poste :

Le lundi 6 février 2006 s'ouvre le procès de Antonio Ferrara devant la Cour d'assises du Val-de-Marne.

Lors du procès, son avocat estime pourtant qu'« il n'y a rien dans ce dossier ». Il a fait valoir qu'aucune confrontation n'avait été réalisée et que les 25 agents de la poste séquestrés n'avaient pas reconnu son client. Le 7 février, ceux-ci expliquent que les agresseurs sont la plupart du temps cagoulés.

Le jeudi 9 février, Antonio Ferrara est reconnu coupable de « vol avec arme », « séquestrations », « prises d'otages », et de trois des quatre « tentatives d'homicides volontaires sur policiers », dont il est accusé.

Il est donc condamné à 15 années de réclusion criminelle pour le braquage d'un bureau de poste de Joinville-le-Pont en juillet 1999, et pour trois tentatives d'homicides volontaires sur policiers.

Ferrara, à l'énoncé du verdict, se montre détendu et souriant, comme durant tout son procès d'ailleurs. Au moins 20 années de réclusion criminelle avaient été requis à son encontre.



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# Posté le lundi 25 février 2008 07:20

Modifié le lundi 25 février 2008 08:04

Qui est Antonio Ferrara ?

Qui est Antonio Ferrara ?
Il est né en Italie,le 12 octobre 1973 à Cassino a coté de Naples, ses parents viennent en France avec ses six frères et s½urs au début des années 80 lorsqu'il a 10 ans, et Antonio Ferrara grandit dans le Val-de-Marne (94), en banlieue parisienne, à Choisy-le-Roi (Cité Gabriel).

Il quitte l'école à 16 ans et devient plombier pendant un mois, puis nettoyeur de trains pendant moins de deux mois et enfin, serveur durant deux mois. « Succo » en a eu marre de trimer pour gagner le SMIC. « C'est les enquêteurs qui disent ça, mais c'est comme les psys, ils font des déductions, corrige l'accusé. En Italie, j'ai été vendeur de tableaux et de pastèques, j'ai bien aimé ».

Fiché au Grand banditisme depuis le milieu des années 90, soupçonné d'une quinzaine de braquages et d'une tentative de meurtre, il est surtout connu pour sa spectaculaire évasion de la prison de Fresnes dans le Val-de-Marne, le 12 mars 2003. En relation avec le milieu corse (notamment avec Joseph Menconi : Brise de Mer), peut-être avec les frères Hornec, il est, jusqu'à son arrestation en juillet 2003, la priorité numéro 2, après Yvan Colonna, de Sarkozy, alors Ministre de l'Intérieur.
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# Posté le lundi 25 février 2008 07:10